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PISA Placeholder FR

2019-12-03 11:47:00
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Quelle: OCDE

03/12/2019 - Un élève sur quatre dans les pays de l’OCDE ne parvient pas à effectuer les tâches les plus simples en compréhension de l’écrit, ce qui signifie qu’il aura probablement du mal à réussir dans un monde de plus en plus instable et numérique, écrit la OCDE.

C’est l’une des constatations de la dernière enquête mondiale PISA de l'OCDE, qui évalue la qualité, l’équité et l’efficacité des systèmes scolaires.Environ 600 000 jeunes de 15 ans scolarisés dans 79 pays et économies ont passé les tests PISA 2018 en compréhension de l’écrit, en sciences et en mathématiques, la plupart sur ordinateur. L’accent était mis cette fois-ci sur la compréhension de l’écrit.La plupart des pays, en particulier développés, n’ont guère enregistré d’amélioration au cours des dix dernières années, malgré une progression des dépenses d’éducation de 15 % sur la même période.

En compréhension de l’écrit, les élèves de Beijing, Shanghai, Jiangsu et Zhejiang (Chine) et de Singapour ont obtenu des résultats sensiblement meilleurs que ceux des autres pays. Les pays membres de l’OCDE arrivés en tête sont l’Estonie, le Canada, la Finlande et l’Irlande.Le pourcentage d’élèves ne possédant que des compétences très limitées en compréhension de l’écrit témoigne de la difficulté que pose pour les pays, y compris développés, la réalisation des Objectifs de développement durable à l’horizon 2030 (ODD) établis par les Nations Unies, qui appellent notamment à « assurer l’accès de tous à une éducation de qualité, sur un pied d’égalité, et promouvoir les possibilités d’apprentissage tout au long de la vie » (ODD 4).

La proportion des élèves médiocres, filles comme garçons, a par ailleurs augmenté en moyenne entre 2009 (dernière année où la compréhension de l’écrit a été la matière dominante de l’enquête PISA) et 2018.Le bien-être des étudiants est également une problématique qui s’accroît. Deux élèves environ sur trois dans les pays de l'OCDE se disent satisfaits de leur vie, bien que le pourcentage d’élèves satisfaits ait reculé de 5 points entre 2015 et 2018. Dans quasiment tous les pays, les filles redoutent davantage l’échec que les garçons, en particulier parmi les meilleurs élèves.

Dans les pays membres, un élève sur quatre se dit victime de harcèlement au moins quelques fois par mois.Environ un élève sur dix dans les pays de l’OCDE et 1 sur 4 à Singapour obtiennent les meilleurs résultats en compréhension de l’écrit. Cependant, l’écart entre les élèves de milieux socio-économiques favorisés et défavorisés est saisissant : dans l’OCDE, le niveau à l’écrit des 10 % d’élèves des familles les plus riches équivaut à une avance de trois années scolaires environ par rapport aux 10 % d’élèves les plus pauvres.

En France, en Allemagne, en Hongrie et en Israël, cet écart est de quatre années.Certains pays ont néanmoins enregistré des améliorations impressionnantes ces dernières années. Le Portugal, qui a pourtant été durement touché par la crise financière, s’est hissé au niveau de la plupart des pays de l’OCDE.

La Suède a amélioré ses résultats dans les trois matières considérées par rapport à 2012, inversant ainsi la tendance précédente. La Turquie a également progressé tout en doublant le taux de scolarisation des jeunes de 15 ans.La dernière enquête PISA montre également à quel point les technologies numériques sont en train de transformer le monde à l’extérieur de l’école.

Les élèves sont plus nombreux aujourd’hui à considérer la lecture comme une perte de temps (+ 5 points de pourcentage) et les garçons comme les filles sont moins nombreux à lire pour le plaisir (- 5 points) que ne le faisaient leurs pairs en 2009. Ils passent également environ 3 heures par jour en ligne pendant la semaine – en hausse d’une heure par rapport à 2012 – et 3 heures et demi pendant le week-end.Dans 45 pays et économies, les chefs d’établissements défavorisés sont bien plus susceptibles de signaler que le manque de personnel éducatif nuit à l’enseignement dispensé. Dans 42 pays et économies, le manque de matériel pédagogique et des infrastructures médiocres constituent également des obstacles importants à l’enseignement.En moyenne dans les pays de l’OCDE, 13 % des élèves étaient issus de l’immigration en 2018, contre 10 % en 2009. Ces élèves obtiennent en moyenne des résultats inférieurs en compréhension de l’écrit, équivalant à un retard d’une année scolaire environ.

Pourtant, dans des pays comme l’Arabie saoudite, l’Australie, la Jordanie et Singapour, les élèves issus de l’immigration obtiennent des scores supérieurs ou au moins équivalents à ceux de leurs camarades autochtones.Les filles obtiennent en compréhension de l’écrit des résultats nettement supérieurs à ceux des garçons en moyenne dans les pays de l’OCDE, équivalant à une avance de près d’une année scolaire. À l’échelle mondiale, c’est en Argentine, à Beijing, Shanghai, Jiangsu et Zhejiang (Chine), au Chili, en Colombie, au Costa Rica, au Mexique, au Panama et au Pérou que l’écart est le moins prononcé.

Les garçons dépassent légèrement les filles en mathématiques mais font moins bien en sciences.Filles et garçons ont des ambitions professionnelles très différentes. Parmi les bons élèves, plus d’un garçon sur quatre envisage une carrière d’ingénieur ou dans un domaine scientifique, ce qui est le cas de moins d’une fille sur six.

Toujours parmi les bons élèves, près d’une fille sur trois mais seulement un garçon sur huit envisagent de travailler dans le secteur de la santé.Le rapport, ainsi que les analyses, résumés et données par pays, sont disponibles sur : www.oecd.org/pisa. .

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